dimanche 23 mars 2014

M. Salomon tresseur de feuilles de palmier


Aujourd'hui j'ai rencontré M. Salomon. 
Assis à l'ombre d'un catalpa, il travaille les feuilles sèches des palmiers royaux et les jeunes feuilles vertes des cocotiers. Avec comme seuls outils une petite paire de ciseaux et un couteau de cuisine, cette matière première facile d'accès, devient entre ses mains des oiseaux, des poissons ou des paniers et même des chapeaux.

La première fois que je vis cet artisanat fut à Barbade où nous étions allés en vacances dans les années quatre-vingt.  M. Salomon a été initié à cette technique par un ami des iles anglophones, passionné il se perfectionne par la pratique en bon autodidacte. Il vit de son industrie en vendant sa production aux touristes sur les plages de sud entre Sainte Luce et Sainte Anne.

Je lui ai commandé un poisson et un oiseau, et compte tenu des autres ventes, j'ai pu estimer son gain du jour à une cinquantaine d'euros. Cette recette lui permet de vivre à la hauteur de ses besoins qui sont simples. Au cours de nos échanges, il m'indique qu'il était quelqu'un qui avait encore comme ligne de vie les valeurs traditionnelles et que   jeune il avait même coupé la canne. Il ne comprend pas cette jeunesse d'aujourd'hui qui n'a plus le sens de l'effort et de la dignité.
M. Salomon est un homme plus complexe qu'il ne laisse voir. Au détour de la conversation avec ma belle-soeur, en vacances, et dès qu'il a su qu'elle habitait Nancy, il lui dit que dans une vie antérieure il fut mécanicien à Vandeuvre dans la banlieue de Nancy. Nous ne saurons jamais quel fut son parcours de vie qui le mena des champs de cannes de Sainte Luce  sa commune natale, à un atelier de mécanique à Nancy et aujourd'hui trésseur de feuilles de palmiers sur la plage de la Pointe Marin.

 Vers quinze heures, il nettoya consciencieusement son emplacement de travail, rangea sa recette. Il avait gagné sa journée et il s'octroya une petite récompense, il sortit de son petit sac noir une petite bouteille de rhum blanc St Etienne et but à même le goulot une  unique gorgée.  
Cela était comme une ponctuation de sa journée, une respiration, un point d'orgue!



















vendredi 28 février 2014

dimanche 26 janvier 2014

Portraits... suite


Ce billet est la suite de celui du 13  Janvier, faire des portraits en lumière naturelle, avec des modèles amateurs qui veulent bien se prêter au jeu. 
L'exercice est beaucoup plus difficile qu'on ne le pense pour des photographes débutants. Il y a de nombreux paramètres à gérer qui changent en permanence et en conclusion, j'ai fait beaucoup de clichés pour en avoir quelques uns d'exploitables. Cette série a été réalisée avec le 35mm/f 2,4  AL de Pentax monté sur mon K5.













lundi 20 janvier 2014

Compétition de kitesurf.


Dans mon précédent billet à l'occasion de cette compétition de kitesurf j'avais surtout été intéressé par les arabesques et le graphisme des voiles dans le ciel.
Aujourd'hui je vous présente ma première expérience de photographie sportive. Cette série n'a pas la prétention d'être un reportage, car je ne connais pas suffisamment la discipline et je n'ai rien préparé en amont pour combler cette lacune. Il s'agissait pour moi de me tester sur des photos sportives. Bien sur le résultat ne fut pas à la hauteur de mes prétentions avec 90% de déchets: cadrages nuls, sur ou sous exposition, mises au point ratées, etc...

Ces images qui suivent vous donneront je l'espère une idée globale de cette manifestation et son ambiance. Pour ceux qui ne le savent pas, dans le kitesurf, il s'agit de se faire tracter sur l'eau par une sorte de grand cerf-volant sur une mini planche rectangulaire.



 Dans la compétition en cause, les compétiteurs devaient faire des runs agrémentés de sauts et diverses cabrioles, sous les yeux d'un jury, notant la difficulté des figures , le style, l'aisance, la réception...

Les voiles et les compétiteurs sont en attente à l'extrémité de la plage où le vent est le plus favorable pour les départs.


Et maintenant un compétiteur dans ses oeuvres.





Un tour complet en l'air.

Bien réceptionné il reprend de la vitesse pour une nouvelle figure.



Demi tour et retour sur l'eau.


Mais les filles ne sont pas en reste.



Et hop un saut simple.



Pourquoi a-t-elle enlevé ses brodequins?
Des spectateurs imprudents au plus près de l'action.

Le bateau jury
Compétiteur se faisant masser

Et les photographes se mouillent, quant à moi, timoré et craignant un bain de mer pour mon matos tout neuf, je suis resté malheureusement sur la plage.
En conclusion, tout le monde semble bien s'amuser.